Régime sans sucre

Toutes les sortes de sucre

types de sucre

Jugé responsable des caries et des kilos en trop, le sucre a presque été banni de nos placards. Pourtant, il nous est nécessaire pour nourrir nos muscles et lorsque nous avons un effort à fournir. Un plaisir à redécouvrir.

Nous consommons en moyenne 34 kilos de sucre par an. Pas seulement en morceaux dans le café, mais sous différentes formes, et parfois sans le savoir. Les industriels l’utilisent même dans les aliments salés, car c’est un excellent conservateur.

Plusieurs sortes de sucres

Il n’y a pas du sucre, mais des sucres. Le plus connu est le saccharose, que nous mettons dans notre café ou dans les gâteaux. Viennent ensuite : le fructose, contenu dans les fruits et les légumes, et le lactose, présent dans les produits laitiers

Viennent ensuite : le fructose, contenu dans les fruits et les légumes, et le lactose, présent dans les produits laitiers. Sans oublier les faux sucres, qui donnent aux aliments un goût sucré, mais avec » un effet light « .

Le sucre que l’on trouve dans le commerce, lui aussi peut se présenter sous différentes formes. Les » sucres spéciaux » (cassonade, vergeoise, sucre gélifié ou enrichi en fibres) représentent 10 % de notre consommation.

Côté nutritionnel, le sucre a un rôle à jouer, et ses effets néfastes sur la ligne sont controversés. Qu’il soit en morceaux ou en poudre, il apporte en moyenne 4 calories par gramme, soit 20 calories pour un morceau de sucre n° 4, et 100 % de glucides. Par ailleurs, les sucres rapides (saccharose et glucose) ont l’avantage de fournir rapidement de l’énergie à l’organisme, très utile avant l’effort. On peut répertorier les différents sucres en quatre catégories principales.

Les sucres classiques

Le sucre blanc. Il est issu de la betterave ou de la canne à sucre. On le trouve cristallisé ou en morceaux, et il doit contenir au moins 99,7 % de saccharose pour avoir droit à cette appellation.

Les sucres blonds et roux. On englobe sous cette appellation le sucre candi, qu’il soit blanc ou roux, la cassonade et la vergeoise. Ils comprennent tous entre 85 % et 98 % de saccharose, ainsi que quelques traces infimes de vitamines et de sels minéraux.

Les sucres spécifiques

Sucre enrichi en bifidofibres (Actisucre). Ce sucre contient des éléments naturels dont la composition est similaire aux fibres contenues dans certains légumes et fruits. Il permet de lutter contre la paresse intestinale et augmente la résistance aux infections, à condition toutefois, d’en consommer quotidiennement (5 dosettes apportent autant de fibres que 1,3 kilo de tomates et 3 oignons). De goût analogue à celui du sucre en poudre, il présente cependant l’inconvénient de durcir assez rapidement à l’air libre.

Sucres allégés. Ils ont le même pouvoir sucrant que le sucre en morceaux classique, mais avec en moyenne deux fois moins de calories, soit environ 10 Cal au lieu de 20 pour un morceau de sucre. Ils contiennent du sucre et un édulcorant. Il s’agit d’un compromis entre le sucre et l’édulcorant de synthèse qui n’a pas un goût toujours heureux.

Les édulcorants

Les polyols,créés artificiellement à partir de molécules naturelles, contiennent deux fois moins de calories que le sucre.

L’aspartame, est composé d’acides aminés qui ont un fort pouvoir sucrant, sans les calories du sucre. Il est utilisé comme additif alimentaire dans de nombreuses boissons » light « , yaourts ou biscuits également allégés. Il est également vendu sous forme de sucrettes ou de poudre pour » sucrer » le café, les fraises, les yaourts? Il est possible aussi de s’en servir pour les desserts, à condition de ne pas le chauffer à une température élevée

Les sucres industriels

L’industrie alimentaire utilise très rarement le sucre à l’état pur. Il subit le plus souvent des transformations qui permettent de le travailler plus facilement.

Le sucre inverti est un mélange liquide à parts égales de glucose et de fructose obtenu par l’hydrolyse (division) du saccharose. Avantages majeurs : il ne cristallise pas, il renforce l’effet de coloration de la croûte des pâtisseries et retarde leur rassissement. Il est notamment utilisé dans la fabrication des biscuits, des pâtisseries industrielles ainsi que du pain d’épices.

Le sirop de glucose, est composé d’un mélange liquide de glucose et de maltose obtenu par l’hydrolyse partielle de l’amidon. C’est ce sirop qui est généralement utilisé pour la fabrication des cakes, des glaces et aussi des bonbons.

Les différentes présentations du sucre

sortes de sucre

Il existe de nombreuses présentations du sucre, qui permettent des utilisations diverses et donnent des saveurs différentes.

  • Le sucre en morceaux : saccharose moulé, il est idéal pour les boissons chaudes.
  • Le sucre en poudre : saccharose réduit en cristaux très fins, il sert à saupoudrer les fruits, les céréales et les desserts.
  • Le sucre cristal : il sert à confectionner des desserts et des confitures.
  • Le sucre candi : il est obtenu par cristallisation d’un sirop blanc ou brun lorsqu’il est caramélisé. Il se consomme comme friandises, dans les boissons chaudes ou dans la préparation des fruits à l’eau-de-vie, car il fond très lentement.
  • La vergeoise : c’est un sirop de betterave (produit dérivé du raffinage du sucre) qui s’utilise sur les crêpes, les crèmes brûlées, ou pour faire un caramel.
  • La cassonade : ce sucre roux cristallisé est obtenu à partir du jus de canne à sucre. Son goût exotique s’harmonise bien avec les desserts à base de rhum ou d’ananas.
  • Le sucre glace : il s’agit d’un sucre blanc cristallisé broyé très fin. Il est idéal pour saupoudrer les gaufres et les beignets, et parfait pour décorer les gâteaux au pochoir.
  • Le sucre gélifiant : il contient de la pectine de fruits et de l’acide citrique ; il permet la prise rapide des confitures.

L’avis du spécialiste

Le Pr Bernard Guy-Grand, nutritionniste.

Consommons-nous trop de sucre ?

Non, nous ne consommons pas trop de glucides (sucres rapides et sucres lents). Une étude récente* démontre que nous absorbons moins de glucides (40,5 %) que les apports totaux recommandés (55 %). Diminuer leur quantité dans notre alimentation risque de se traduire par une augmentation de consommation de lipides (matières grasses). Or, ces derniers sont moins rassasiants que les glucides.

Est-ce que manger du sucre fait grossir ?

Cela dépend de la quantité absorbée et des circonstances ! Sauf chez les personnes souffrant d’obésité ou de diabète gras, les glucides, à la différence des corps gras, sont très peu stockés par l’organisme, ils sont brûlés. Ce qui veut dire qu’une personne normale ne transforme pas les glucides simples ou complexes en graisses, sauf si sa ration glucidique est supérieure à ses besoins énergétiques totaux.
Il est cependant difficile de généraliser car chacun réagit différemment en fonction de son patrimoine génétique, de ses préférences alimentaires et de ses dépenses énergétiques (activités sportives, tabagisme?). Une fois encore, ce sont les excès et l’inactivité qui sont responsables du surpoids. D’ailleurs, nous avons une attirance pour les aliments gras au goût sucré comme les pâtisseries ou les glaces, et non pour le sucre lui-même.

Tous les sucres se valent-ils ?

Non, évidemment. Il vaut mieux limiter la consommation des sucres dits rapides, qui font monter de beaucoup la glycémie et l’insuline lorsqu’ils sont pris en dehors des repas. En revanche, lorsqu’ils sont inclus dans un repas complet la différence entre sucres rapides et sucres lents s’atténue considérablement.

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