Régime sans sucre

Qu'est ce que le diabète ?

diabète définition

Selon les consensus internationaux et les recommandations de l’ANAES, le diabète sucré se définit actuellement par une glycémie > 1,26 g/l (7 mmol/l) après 8 heures minimum de jeûne et une glycémie post-prandiale toujours > 2 g/l (11,1 mmol/l)

Les différents types de diabète

On distingue le diabète de type 1 (enfants, adolescents, adultes jeunes) toujours insulino-dépendant (DID) et le diabète de type 2 (90 % des cas), diabète le plus souvent non insulino-dépendant (DNID 80% des diabétiques de type 2 sont obèses).

Les principes de base

Les besoins nutritionnels d’un diabétique sont les mêmes que ceux des personnes bien portantes.

Recommandations générales

Votre alimentation doit être la plus proche de celle recommandée à l´ensemble de la population :

  • alimentation équilibrée
  • maintien d´un poids normal
  • réduction des graisses, du cholestérol alimentaire, des aliments gras en général (fromage, viandes grasses, charcuterie)
  • maintien d´une quantité importante de glucides mais en choisissant de préférence des glucides de faible index glycémique.

Recommandations spécifiques

Diabète de type 1

  • horaire des repas réguliers
  • gérer les apports glucidiques à chaque repas : la priorité doit porter sur la quantité et la répartition des aliments contenant des glucides sur la journée (voir les équivalences)
  • réduction des graisses saturées (lien vers texte lipides cas maladie cardiovasculaire) et du cholestérol alimentaire
  • diminution de la consommation de glucides rapides à 20 à 30 g / jour, et seulement en fin de repas
  • fractionnement des repas

Diabète de type 2

Ajouter aux recommandations précédentes : restriction calorique en cas de surpoids

Jouez les équivalences glucidiques

Les diabétiques, davantage que le reste de la population doivent consommer des glucides à chaque repas. Les quantités seront fonction de l’élévation de la glycémie, du traitement et du poids de chacun. Elles seront déterminées avec le médecin traitant.
Pour varier les menus, il est nécessaire de savoir jouer des équivalences.

Équivalences glucidiques (pour 20 g de glucides)

  • 1 tranche de pain de 40 g = 1/6 baguette / 3 biscottes / 2 tranches de pain complet / 4 biscuits type Petit Beurre / 1 croissant ordinaire / 1 brioche / 1 pain au lait / 1 part de féculents de 100 g.
  • 1 part de féculents de 100 g = 2 pommes de terre de la taille d´un œuf / 2 cuillerées à soupe de purée de pommes de terre / 10 frites / 4 cuillerées à soupe de pâtes, riz, semoule, légumes secs (lentilles…) cuits / 4 cuillerées à soupe de maïs / 1 épi de maïs / 4 châtaignes / 3 cuillerées à soupe de farine / 40 g de pain
  • 1 fruit frais = 1 orange, pomme, pamplemousse, petite poire, pêche / 2 mandarines, kiwis, figues / 3 prunes, pruneaux, dattes, abricots / 1/6 d’ananas / 2 cuillerées à soupe de compote sans sucre (100 g) / 20 cerises / 10 gros grains de raisin / 1/2 ou 1 petite banane / 300 g de fraises, framboises, groseilles, pastèque / 1/2 ou 1 petit melon / 1 verre de jus de fruits frais sans sucre ajouté
  • 1 portion de légumes = 1 petite assiette de carottes cuites, petits pois extra-fins, salsifis, betteraves, oignons, 3 fonds d’artichaut. les autres sont à consommer en quantité non contrôlée (selon votre appétit)

Mettez-vous à l’index… glycémique

La capacité d’un aliment à faire augmenter ou non la glycémie se nomme » index glycémique »

Principe

Depuis une vingtaine d’années, cette notion s’est substituée à la notion de « sucres lents » ou « complexes »comme les féculents (pain, pâtes, pommes de terre, etc.) et de « sucres rapides » ou « simples » (sucre, miel ou fruits).

Certains types de glucides font monter lentement la glycémie mais avec une action prolongée : ils sont qualifiés de glucides de faible IG dans les aliments à index glycémique bas : par exemple les fruits, les petits pois, les pâtes, les lentilles et tous les légumes verts.

Par opposition, les glucides à index glycémique élevé font monter rapidement la glycémie (pic glycémique) sur une plus courte durée : par exemple, le sucre, le pain blanc (sauf au cours d’un repas), les pommes de terre…

En pratique

L´IG permet de classer les aliments en fonction de leur intérêt chez un diabétique : plus l´IG d´un aliment est bas, moins cet aliment risque de déséquilibrer la glycémie.
Les glucides à IG élevé ne doivent être consommés que mélangés à d’autres aliments à IG bas ou pour pallier une hypoglycémie, ou encore juste avant un effort physique intense.

Index glycémique de quelques aliments à teneur en glucides équivalente

  • Index glycémique bas : Légumes secs, pâtes alimentaires, tapioca, chocolat
  • Index glycémique moyen : Riz, semoule, légumes, laitages, fruits, glaces, patisseries, croissant
  • Index glycémique élevé : Pain, biscottes, sucre, pomme de terre, cornflakes, sodas, jus de fruits, glucose.

Quels rythmes alimentaires ?

Afin de maintenir une glycémie stable, il est recommandé de faire 3 repas plus éventuellement de 1 à 3 collations .

En cas de fringale avec glycémie élevée, la prise d’un ou plusieurs verres d’eau peut calmer temporairement l’envie de manger. Sinon il est possible de prendre en collation des aliments qui ne contiennent pratiquement pas de glucides : jambon, œuf dur, laitage non sucré, fromage.

Je fais du sport

Les besoins énergétiques d’un diabétique sont les mêmes que chez n’importe qui, en particulier lors d’une activité physique.

L’hypoglycémie est en définitive le risque essentiel lors d’une activité physique. Rappelons qu’une hypoglycémie peut survenir non seulement pendant l’activité sportive mais également après celle-ci et même à distance de celle-ci (dans la soirée, la nuit voire le lendemain).

Avant toute activité physique, il faut adapter la quantité de glucides des deux repas précédents à l’intensité et à la durée de l’activité sportive prévue (au cas par cas).

Par exemple, adaptation des deux repas précédant l’effort :

  • si activité le matin : dîner de la veille riche en féculents + petit déjeuner » continental » (riche en glucides : jus de fruits + pain ou viennoiserie + confiture)
  • si activité l’après-midi : petit déjeuner » à l’anglaise » (idem + apport de protéines : laitages, œufs, jambon) + déjeuner léger (mais toujours équilibré c’est-à-dire mixte)
  • si activité nocturne : déjeuner riche en féculents + dîner léger (mais toujours équilibré)

Le dernier repas doit être terminé 2 à 3 heures avant l’effort (la digestion d’un » gros repas » n’est pas compatible avec un effort musculaire intense).

5 questions sur le diabète

Quels sont les signes avant-coureurs d´une hypoglycémie ?

Les principaux symptômes sont : faim impérieuse, mal de tête, irritabilité, sensation de tête vide ou de jambes molles, vue brouillée, maladresse du geste, puis confusion et comportement anormal qui seront suivis sans apport de sucres d’une perte de connaissance ou de convulsions.

Que faire en cas d´hypoglycémie ?

Consommer au plus vite des aliments à index glycémique élevé (sucre, bonbon, etc.) et des boissons très sucrées (jus de fruits, sodas, etc.). Puis prendre une collation si le malaise est à distance du repas (prendre le repas si l´heure en est proche).

Que manger en cas de fringale avec glycémie élevé ?

Boire un ou plusieurs verres d´eau peut calmer temporairement l´envie de manger. Sinon, choisir des aliments pauvres en glucides : par exemple, jambon, œuf dur, laitage non sucré, fromage.

De quels produits dois-je me méfier ?

Les produits dits sans sucre (confiture, chocolat allégé, bonbons, chewing-gum, etc.) contiennent d´autres types de glucides. Les boissons sans alcool contiennent des glucides (bière).
Dans tous les cas, il nécessaire de lire la composition des aliments sur les étiquettes des emballages.

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