Régime sans sucre

Les différents types de diabète

le diabète

Le diabète sucré est une des plus fréquentes maladies endocriniennes. Maladie chronique, le diabète est dû à un trouble du métabolisme des hydrates de carbone lié à une insuffisance totale ou relative de la sécrétion d’insuline par le pancréas.

Le déficit en insuline entraîne une accumulation du glucose dans les tissus révélée par une élévation anormale de la glycémie (taux de glucose dans le sang) et éventuellement le passage du glucose dans les urines (glycosurie).

Le diagnostic du diabète

Chez un sujet non diabétique, la glycémie à jeun doit être de 1,1 g/l de sang. La glycémie suivant un repas (glycémie postprandiale) ne doit pas excéder 1,26 g; la glycosurie doit être nulle. Si ces chiffres de base sont modérément dépassés, on a recours, pour confirmer ou infirmer le diagnostic de diabète sucré, à l’épreuve d’hyperglycémie provoquée. Celle-ci consiste à faire absorber à jeun 50 à 100 g de glucose, selon le poids du sujet, puis à mesurer la glycémie toutes les demi-heures, pendant deux heures et demi. On obtient ainsi une courbe que l’on peut comparer à une courbe de référence. On détermine ainsi non seulement les sujets porteurs d’un diabète patent, mais également les sujets porteurs d’un diabète chimique ou latent.

La nomenclature internationale distingue actuellement deux variétés de diabète sucré.

Le diabète insulino-dépendant (DID)

Il est aussi qualifié de diabète de type 1 ou de diabète sec. Il est lié à l’incapacité du pancréas à sécréter de l’insuline. Au moment où il est révélé, la plupart des cellules du pancréas bêta sont déjà détruites et il n’y a plus de sécrétion d’insuline. Outre une prédisposition génétique, la nature auto-immune de ce type de diabète est établie. Les facteurs environnementaux interviennent aussi dans l’apparition de la maladie.

Le diabète ID survient généralement avant l’âge adulte, pendant l’enfance ou l’adolescence. Il est révélé souvent brutalement par un amaigrissement rapide et une fatigue inexplicable, accompagnés d’une faim intense (polyphagie) et d’une soif intense (polydypsie) responsable d’une élimination excessive d’urine (polyurie).

Le diabète insulino-dépendant peut être équilibré par l’injection d’insuline de synthèse. L’utilisation d’insuline «ordinaire» nécessite plusieurs injections; son action est immédiate mais courte (de 6 à 8 heures). Les injections d’insuline-retard ont une durée d’action de 12 à 24 heures. Le malade est partie prenante dans son traitement, c’est souvent lui qui pratique quotidiennement ses injections d’insuline en adaptant leur dose par des recherches de glucose sur ses urines. Il utilise des bandelettes ou des comprimés réactifs à lecture instantanée.

Outre l’administration d’insuline, un régime alimentaire restrictif en sucre et en aliments à forte teneur en glucides est nécessaire.

Le diabète non insulino-dépendant (DNID)

C’est le diabète de type 2, ou diabète gras, ainsi nommé en raison de l’obésité du sujet qui en est atteint. C’est le type de diabète de loin le plus fréquent (en France, il représente environ 92 % des diabétiques). Ce forme de diabète, liée à la déficience en insuline et surtout à une résistance de l’organisme à l’action de cette hormone, débute insidieusement, et elle est souvent découvert fortuitement à l’occasion d’examens médicaux préventifs systématiques. Il touche plutôt l’adulte âgé de plus de 40 ans.

Le diabète non insulino-dépendant est héréditaire mais les modes de transmission sont mal connus. Il se caractérise par une sécrétion d’insuline anormale et une résistance à l’action de l’insuline au niveau des tissus cibles. Souvent les diabétiques de type 2 sont obèses.

Le diabète non insulino-dépendant peut être équilibré par un régime restrictif en glucides. Ces mesures diététiques sont parfois suffisantes grâce à la réduction de poids qu’elle entraînent et à la diminution de la ration glucidique. La combustion des glucides est possible grâce à l’insuline encore sécrétée par le pancréas du malade. Si le régime ne suffit pas à normaliser la glycémie, un traitement par les sulfonylurées permet de stimuler la sécrétion d’insuline par le pancréas.

Les autres formes de diabète

Outre le diabète bronzé, terme qui correspond à l’ancienne appellation de l’hémochromatose, on distingue le diabète rénal et le diabète insipide.

Le diabète rénal

Ce terme désigne en fait non une maladie mais une anomalie rénale, souvent familiale. Le rein laisse passer le glucose alors que le taux de la glycémie ne dépasse pas les limites normales. La glycosurie ne correspond donc pas à une anomalie de la glycorégulation mais à un abaissement du seuil rénal de passage du glucose dans les urines. Le diabète rénal peut néanmoins se compliquer de diabète sucré.

Le diabète insipide

Cette maladie se caractérise par une émission extrêmement abondante d’urine, de très faible densité, et ne contenant ni glucose ni albumine. La polyurie intense, à 4 litres par jour (mais pouvant atteindre 20 litres), est responsable d’une soif extrême. Cette maladie résulte de l’absence de sécrétion d’hormone antidiurétique par la posthypophyse. Le traitement repose donc sur l’administration d’extraits de posthypophyse.

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